Carmañola (canción)

canción

La "Carmañola" (francés: Carmagnole) fue una canción y baile anónimo que fue popular durante la Revolución Francesa. La canción fue publicada el 10 de agosto de 1792. La popularizaron las tropas francesas, era cantada en eventos de apoyo a la Revolución y algunas veces los antirrevolucionarios eran forzados a cantarla y bailar como escarnio. [1]​ Al ser una canción popular existieron diferentes versiones de la letra. La canción criticaba a los reyes Luis XVI de Francia y María Antonieta a los que se refería como Monsieur y Madame Veto, respectivamente.

El nombre de la canción fue tomado de la ciudad piemontesa de Carmagnola. La canción es mencionada en obras como La Pimpinela Escarlata de la Baronesa Orczy, Historia de dos ciudades de Charles Dickens, y A Colón de Rubén Darío. Además el compositor Umberto Giordano, la incluyó en su ópera Andrea Chénier, y en La muerte de Dantón de Georg Büchner.

PartituraEditar


Melodía de la Carmagnola, impresa en 1794:[2]

 

Letra en FrancésEditar

Madam' Veto avait promis

De faire égorger tout Paris

Mais son coup a manqué

Grâce à nos canonniers

Dansons la carmagnole

Vive le son, vive le son

Dansons la carmagnole

Vive le son du canon!

Monsieur Veto avais promis

D'être fidèle à son pays

Mais il y a manqué

Ne faisons plus quartier

Amis restons toujours unis

Ne craignons pas nos ennemis

S'ils viennent nous attaquer

Nous les ferons sauter.

Antoinette avait résolu

De nous faire tomber sur le cul

Mais son coup a manqué

Elle a le nez cassé

Son mari se croyant vainqueur

Connaissait peu notre valeur

Va, Louis, gros paour

Du temple dans la tour

Les Suisses avaient promis

Qu'ils feraient feu sur nos amis

Mais comme ils ont sauté

Comme ils ont tous dansé!

Quand Antoinette vit la tour

Elle voulut faire demi-tour

Elle avait mal au coeur

De se voir sans honneur.

Lorsque Louis vit fossoyer

A ceux qu'il voyait travailler

Il disait que pour peu

Il était dans ce lieu.

Le patriote a pour amis

Tout les bonnes gens du pays

Mais ils se soutiendront

Tous au son du canon.

L'aristocrate a pour amis

Tous les royalistes de Paris

Ils vous le soutiendront

Tout comme de vrais poltrons!

La gendarmerie avait promis

Qu'elle soutiendrait la patrie.

Mais ils n'ont pas manqué

Au son du canonnier

Oui je suis sans-culotte, moi

En dépit des amis du roi

Vivent les Marseillois

Les bretons et nos lois!

Oui nous nous souviendrons toujours

Des sans-culottes des faubourgs A leur santé buvons

Vive ces francs lurons!

ReferenciasEditar

  1. Gilchrist J., and W.J. Murray: "The Press in the French Revolution" 312-323, St. Martin's Press, 1971
  2. Source : La Carmagnole disponible en Gallica

Enlaces externosEditar